un article qui parle de bonheur

Apprendre à faire silence pour être heureux

le

Silence, où te caches-tu ?

Dans la course effrénée qui nous pousse à surconsommer et à tout vouloir tout de suite, le silence est devenu une denrée rare, à tel point que de plus en plus de personnes sont prêtes à payer de véritables petites fortunes pour un weekend ou quelques jours de méditations dans un lieu où le silence règne en roi.

Pour vendre, il faut être vu, connu et reconnu, il faut être entendu, il faut se faire un nid dans la tête et le coeur des consommateurs qu’on espère transformer en clients. Tout est bon, commerciaux radio et télé, panneaux annonces géants le long des autoroutes, affiches lumineuses au-dessus des comptoirs de commande des restaurants rapides, publicités gravée sur les stylos, les trophées, etc. Partout de la promotion et puis, lorsqu’on essaie de s’éloigner un peu, un panneau réclame nous rappelle qu’il faut dormir sur telle marque de matelas, manger telle sorte de bouffe, porter telle marque de vêtement, magasiner dans tel magasin, souper dans tel restaurant, boire telle marque de café, etc. etc.

Quai de gare, aéroport, centres commerciaux, salle d’attente, parcs publics, autobus de ville, métro, partout le silence est pourchassé comme s’il fallait absolument et résolument le bannir de nos vies et vivre engourdis par la surinformation et la désinformation véhiculées pour nous conditionner comme pour le chien de Pavlov.

À bout de souffle de toutes ces pollutions visuelles et auditives, les plus hardis se dirigent à la campagne où les attendent les postes de radio locaux prêts à vendre leur salade pour encourager le commerce local. En fermant la radio, en relevant les fenêtres, le silence essaie de se frayer un chemin entre le bruit des pneus sur la route et celui de la circulation.

Silence, où te caches-tu ? Serait-on en droit de crier.

Pourquoi le silence nous fait-il si peur ?

Disons les vraies choses, l’étymologie du mot « silence » nous renvoie au mot latin « silentium » qui se caractérise par une absence de bruit, mais dans les faits c’est plus compliqué que cela. Même si nous vivons dans une société d’abondance, le silence est sans aucune doute la denrée plus rare. Collectivement, nous avons manqué le bateau en ce qui concerne le silence.

Mal compris, le silence semble vide de sens, pour plusieurs être en silence, sans télé, radio ou musique, ou encore de par le simple fait d’être dans un espace silencieux, c’est comme perdre son temps et gaspiller sa vie, comme si le  silence n’était rien d’autre qu’un ennemi à faire taire.

Il faut savoir que dans le silence, il y a deux univers, celui du dehors et celui du dedans, et c’est celui-là qui fait peur car il ouvre le chemin de l’intériorisation, il force à se connaitre en profondeur, il ouvre tout large un sentier qui conduit au bout de soi, un chemin dont l’extrémité s’éloigne plus on s’y engage. 

Scientifiquement parlant, nous dirons que pour obtenir un « vrai silence », une personne devrait se retrouver dans un espace hermétiquement fermé et dépourvu d’air – puisque le son ne peut se propager s’il n’a pas son véhicule. Pourtant, ce n’est pas parce que cette personne s’y retrouverait qu’elle serait capable de faire silence en elle-même. Le silence n’est pas une affaire relative au monde extérieur, c’est une manière d’être en soi. 

Le silence, le seul qui compte, est celui que nous parvenons à établir lorsque nous mettons une barrière infranchissable entre les bruits extérieurs et nos pensées intimes. 

Atteindre le silence exige un mouvement d’écoute de soi et de l’autre, il faut savoir reconnaitre dans toutes les pensées qui s’insinuent en soi lesquelles sont les siennes et lesquelles ne sont que des ajouts secondaires et inutiles. L’écoute demande de la concentration, de la détente, il faut aussi ne pas chercher des réponses, ne pas avoir d’attentes ni de préjugés, il faut se mettre à l’écoute de soi, de son rythme cardiaque, de sa position, de sa respiration, il faut être ici et maintenant tout en gardant la veilleuse de l’extérieur bien allumée.

Faire silence, c’est recevoir toute l’information disponible et la filtrer pour en extraire au maximum le sens émotionnel qui conduit vers notre « moi profond ». Écouter c’est se laisser remplir par tous les bruits ambiants et puis les laisser passer comme des nuages balayés par le vent, c’est faire abstraction de tout pour revenir à la maison, à ce lieu intime dont chacun est seul à détenir la carte du chemin. 

Le silence fait peur, parce qu’il oblige à être vrai, véritable et authentique. Il n’y a pas de demi-mesure avec le silence.

Qu’est-ce donc que le silence ?

Il est intéressant de constater à quel point nous avons trouver les mots qu’il faut pour parler du silence.

  1. Absence de bruit : « C’est dans le silence qu’on entend le mieux »
  2. Le fait de se taire : « J’aurais pu lui répondre, j’ai préféré garder silence »
  3. Une manière de méditer : « Seule dans sa chambre, aux causeries et aux explications elle a choisi de faire silence »
  4. Ne pas tout dire : « À quoi bon révéler toute la vérité, il faut savoir passer certaines choses sous silence »
  5. Absence d’une mention : « Le silence des journaux sur la chose en dit plus que ce qu’on en aurait pu écrire »
  6. Perte de références claires : « J’ai vidé tous les classeurs pour trouver un indice, rien, c’est le silence total »
  7. Mesure de temps : « Au piano, le silence compte pour une note »
  8. Une façon de prendre le contrôle : « À bout d’arguments, à ses enfants il imposa le silence »

Le vrai silence, celui dont nous parlons ici, ce n’est pas une question de mutisme mais d’ouverture à soi. Ainsi une personne qui se coupe des liens familiaux ou qui refuse de s’ouvrir à des étrangers en prétextant avoir le droit de garder le silence sur sa vie privée, même si elle est en droit de le faire, elle se coupe du monde, et c’est à cause de son silence que va s’installer des relations nocives et négatives. On ne peut pas construire du « vrai » lorsque l’ingrédient principal pour le construire est ‘faux ». L’amertume, les regrets, les chagrins, les souvenirs de blessures passées, la nostalgie, la colère, l’esprit de vengeance, tout cela ce sont des bruits silencieux, des bruits qui brisent la possibilité de faire silence.

Pour faire silence, il faut prioritairement trouver ou retrouver la paix intérieure. Ce qui n’est pas sans faire peur une fois de plus.

Invitation à vivre le silence 

Vous cherchez à faire silence ? Je vous propose un exercice facile et gratuit.

  1. Habillez-vous avec des vêtements amples et confortables
  2. Rendez-vous près d’un cours d’eau (ruisseau, rivière, lac, fleuve, peu importe)
  3. Assoyez-vous pour être à votre aise
  4. Prenez quelques respirations lentes et profondes
  5. Regardez autour de vous pour vous sentir bien et en sécurité
  6. Concentrez-vous uniquement sur le bruit de votre respiration
  7. Répétez l’exercice durant quelques minutes
  8. À mesure que le temps file, remarquez comment vous devenez plus calme
  9. Lorsque des pensées vont se présenter à votre esprit, regardez-les puis laissez-les passer sans chercher à les retenir
  10. Concentrez-vous encore sur votre respiration et respirez plus lentement
  11. Soyez à l’écoute de votre corps (douleurs, crampes, engourdissement, nervosité, etc)
  12. Après une période de 20 à 30 minutes, écrivez dans un calepin ce que vous avez ressenti, aimé ou détesté, ne vous cachez rien
  13. Une semaine plus tard, refaites le même exercice et écrivez encore ce qui monte en vous

À force de répéter cet exercice simple, vous parviendrez à au moins trois résultats non négligeables :

  1. Un état de détente à la fois reposant et énergisant
  2. Le silence fera son entrée progressivement
  3. Au bout d’un moment, vous n’aurez plus connaissance des bruits extérieurs et vous en serez surpris.

Les avantages du silence

C’est dans ce silence « méditatif » que nait la place pour l’autre, la préoccupation, la tolérance, la disponibilité, l’ouverture d’esprit et la sagesse. En arrêtant d’être « dans le monde » et de vouloir absolument répondre à toutes les exigences sociétales de performance et de consommation, en étant à l’écoute de votre « moi intérieur » au lieu de ce « nous » consommateur programmé qu’on attend que nous soyons, votre vie sera transformée.

Le silence permet de trouver la paix intérieure, de donner du sens à la vie, de s’aimer assez pour désormais faire des choix différents, plus humains et moins mercantiles.

Le silence donne l’occasion de savoir ce qui est bon à la fois pour soi, pour les autres, pour la société et pour le monde.

Le silence permet d’être calme, serein, plein d’empathie et de compassion.

Le silence permet de contempler ce qui se présente aux yeux et aux oreilles comme des merveilles de création et de s’en détacher en même temps.

Le silence crée en soi un univers d’harmonie et de communion avec le principe premier, instigateur de toutes choses.

Enfin, le silence procure le bonheur, le bonheur d’être.

Contactez-moi 

Si vous avez de la difficulté à trouver le bonheur ou si vous connaissez une personne qui gagnerait à discuter avec moi de ce point particulier ou de toute autre problématique, je suis la personne qu’il faut.

Que ce soit pour une démarche d’accompagnement ou du coaching, n’hésitez pas à entrer en contact avec moi. Je suis là pour vous.

Pierre Simard

Inscrivez votre nom et votre courriel et recevez gratuitement la version pdf de mon livre : 35 trucs essentiels pour gouter au bonheur
Join over 3.000 visitors who are receiving our newsletter and learn how to optimize your blog for search engines, find free traffic, and monetize your website.
We hate spam. Your email address will not be sold or shared with anyone else.

Fatal error: Call to undefined function commentaires_open() in /home/monsieurfable/public_html/wp-content/themes/osage/comments.php on line 44