un article qui parle de bonheur

Quelle est cette foi qui rend heureux ?

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La foi 

Parler de la foi, ce n’est pas parler de religion, d’Églises, d’ésotérisme ou de quoique ce soit de ce genre.

La foi, ce n’est pas « une chose » qu’on peut prouver, pas plus qu’une chose qu’on peut vendre.

L’écrivain Tolstoy en a dit ceci : « La foi est la chose avec laquelle vivent les hommes ».

Origine et sens du mot « foi »

Le mot « foi » vient à la fois du mot latin vides (foi) et du mot grec foedus (pacte, accord, alliance) ce qui suggère une idée de confiance.

Vu sous cet angle, la foi se résume en un engagement où la confiance joue un rôle important : parole donnée, promesse, profession de foi, serment, contrat, traité, alliance, engagement ne sont là que des versions d’un même concept. Et comme chacun sait, la confiance se mérite, se gagne, se donne et se reçoit, ce qui suggère un mouvement qui oscille entre la confiance totale, l’obéissance aveugle, le doute possible et le soupçon. Il n’y a que peu de différence entre faire confiance et avoir la foi. Pour établir ce lien d’une manière durable, les deux partie impliquées doivent respecter leur promesse et leur engagement, il faut être digne de confiance pour que la confiance s’installe, pareillement la foi ne peut être sincère, plein et entière que si l’objet de cette foi est immuable et infaillible.

Beaucoup plus que d’être une marque de confiance totale, la foi donne la mesure et exprime la valeur de la relation qu’elle entretient. La foi suppose que telle personne est fiable et que telle autre l’est moins, que telle relation est saine et que telle autre est malsaine. La foi parle de loyauté, c’est le temps qui lui donne raison.

Alors que la foi, tout comme la confiance, se veut une expérience personnelle, elle est également le fruit de l’expérience des autres et la somme de la crédibilité que l’on accorde aux témoignages des autres. Nombreuses sont les occasions où il est possible de démontrer sa foi et sa bonne foi : dans son couple, dans l’amitié, dans son pays, dans ses relations d’affaires, et pour certains dans le clergé, l’Église, etc.

Quoiqu’il en soit, celui qui adhère à un événement ou à un dogme par la foi, met aussi sa crédibilité en jeu, la foi est un jeu qui se joue à deux.

Les effets positifs de la foi 

La foi permet de nommer l’innommable, l’insondable, le principe premier créateur de toutes choses, un « esprit » que toutes les traditions religieuses se sont appropriées.

La foi ouvre la porte à l’intériorisation puisqu’il faut bien la posséder faire silence et se mettre à l’écoute de cette voix intérieure.

La foi rassure parce qu’elle donne des réponses aux questions existentielles, pour le croyant, que les réponses soient vraies ou fausses n’a pas d’importance, ce qui importe c’est d’avoir une réponse.

La foi structure toutes choses selon un ordre logique.

La foi divise le monde en deux catégories, les bons et les mauvais, les élus et les damnés.

La foi force à obéir à cette pulsion innommable à vouloir savoir et comprendre ce qui ne s’exprime que par des silences et des coïncidences auxquels on donne le nom de vérités.

La foi rassemble ceux qui croient aux mêmes phénomènes, aux mêmes pouvoirs, aux mêmes entités, etc.

La foi pousse à l’action, à l’effort et à la persévérance.

La foi chasse les angoisses profondes et existentielles face à la mort.

La foi explique l’origine du monde et le sens de la vie.

La foi libère de la peur de la mort.

La foi augmente l’estime de soi de celui qui se sait privilégié d’être habité par ce noble sentiment de plénitude.

La foi motive à continuer malgré l’incertitude, la peur, le doute et la souffrance.

La foi balise le chemin du croyant.

La foi éloigne des eaux troubles intérieures.

La foi éclaire les périodes noires et les zones grises de la vie.

La foi justifie le bien et maudit le mal.

La foi éloigne des plaisirs éphémères en tournant le regard vers la paix intérieur durable.

La foi procure le bonheur car elle procure la paix intérieure.

Les effets pervers de la foi 

En elle-même la foi n’a que des effets positifs, la grande difficulté de la foi tient à ceux qui se disent les gardiens officiels de la « volonté suprême ».

Selon les époques, les pays, les périodes de paix ou de guerre, les conquêtes ou selon les besoins succésauraux de familles dites de lignée royale, de nombreux prophètes se sont proclamés comme seul et dernier prophète, reléguant ainsi aux oubliettes ce qu’un autre avait tenté de construire selon sa propre conviction ou expérience de la foi, voire du divin.

C’est lorsque les Églises instituées veulent contrôler l’humanité toute entière que se produisent des guerres qui ne verront jamais de fin.

À tort ou à raison, chacun selon son histoire et ses conviction, impose ses dictats et ses dogmes :

  • Quoi boire et manger, ou quoi ne pas boire et manger, et quand le faire.
  • Comment prier et où le faire.
  • Comment s’habiller et quand le faire.
  • Quelle musique jouer, comment, où et pourquoi.
  • Que penser de la vie, de la mort, de la souffrance.
  • Comment soutenir son Église et démontrer sa foi.
  • Comment s’engager à donner et servir.
  • Qui sont les représentants officiels et les serviteurs.
  • Quels sont les symboles et/ou sacrements.
  • Quels sont les rites essentiels et secondaires.
  • Comment réagir face aux croyants des autres Églises.
  • Gestion de l’autorité homme, femme, enfants.
  • etc.

Lorsque la foi personnelle est gérée comme un principe d’adhésion inaliénable et incorruptible, et lorsque les croyants sont convaincus que leur tradition est la seule vraie, comment un dialogue peut-il être possible ? Comment négocier sur la vérité lorsqu’on prend pour prérequis non négociable qu’on est les seuls à avoir raison ?

Alors que la principale raison d’être de la foi est d’inspirer confiance et de conclure un contrat spirituel entre croyants et que les religions supposent une action de se relier entre elles, en se refermant  sur elles-mêmes et en excluant les autres d’un dialogue nécessaire, les religions tuent.

Conclusion

Loin de moi l’idée de juger ou de condamner une Église ou de dire du mal d’un prophète, jamais cette pensée ne m’est venue à l’esprit. Je ne suis juge ni des hommes ni de leur foi.

Toutefois, en tant que théologien (de par ma formation universitaire) et par ma capacité à démêler le bon grain de l’ivraie, si vous estimez que je peux vous aider dans votre cheminement spirituel ou encore, si vous connaissez une personne qui gagnerait à discuter avec moi d’une difficulté ou d’une problématique en lien avec la foi, je suis la personne qu’il faut.

Contactez-moi 

Pour toute question relative à la foi ou pour tout autre sujet, ainsi que pour toute démarche d’accompagnement ou de coaching, n’hésitez pas à entrer en contact avec moi.

Pierre Simard

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