un article qui parle de bonheur

Vivre sans masque et être heureux

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Que signifie vivre sans masque ? 

En toutes choses, pour être bien compris, les mots qu’on utilise doivent avoir un même sens, sinon il s’installe rapidement des positions parfois diamétralement opposées.

Tout d’abord, l’expression « porter un masque » n’a aucun rapport avec le fait de porter un masque lors d’une mascarade, d’un bal masqué ou d’une soirée d’Halloween. Il ne s’agit pas non plus des rôles sociaux que chacun de nous est appelé à jouer, volontairement ou involontairement, par exemple nous sommes tous l’enfant de quelqu’un, un voisin, un ami, un client, un malade, un sportif, un spectateur, etc.

Tels des caméléons, dans chacune de ces occasions, nous nous métamorphosons pour correspondre aux attentes des personnes que nous fréquentons. Jouer un rôle social, qu’il soit issu de nos croyances, de nos traditions, de notre éducation ou qu’il soit le résultat d’une mesure éthique, ce n’est pas porter un masque, il s’agit d’autre chose de bien plus personnel.

Porter un masque, c’est se dissimuler soi-même derrière des paroles, des gestes ou d’autres artifices pour monter aux autres un portrait mensonger de qui ont est comme personne.

Au fil des années, selon les circonstances, il est possible de porter de nombreux masques : face à un employeur, face à une conjointe, face aux confrères de travail ou de sport, face aux voisins, face aux inconnus, etc. À force de faire semblant et de porter des masques, il n’est pas rare qu’à l’approche de la quarantaine ou de la cinquantaine de voir des gens avoir la sensation d’étouffer et ne plus trouver leur place.

Arrive un jour dans la vie où vivre avec des masques ne sert plus à rien, un changement de vie s’impose, vivre sans masque devient la seule possibilité pour retrouver un équilibre de vie.

Pourquoi porte-t-on des masques ?

Chacun a ses raisons de porter des masques, ce peut être un réflex de protection, un besoin d’intimité, l’envie d’impressionner ou de séduire, pour faire partie d’un groupe… Lorsque la vie ordinaire n’apporte plus la « zone de confort » sécuritaire et agréable dans laquelle il fait bon naviguer, porter un masque apporte un lot de satisfactions.

Même si porter un masque dissimule forcément un manque d’estime de soi et une confiance en soi défaillante, ça a aussi l’avantage de permettre à qui le porte, d’aller de l’avant au lieu de rester à trainer derrière.

Est-il possible de vivre sans masque ? Bien sûr. Mais est-ce nécessaire ? Est-ce souhaitable ? Si oui, pour qui ?

Supposons un individu qui, après de longues années de pratique, joue le rôle de maitre en art martial, c’est tout à fait légitime et personne n’aura à redire. Le masque, c’est la façon dont il jouera son rôle, sera-il à l’écoute ? doux ? patient ? sévère ? intransigeant ? orgueilleux ?

Dans un milieu familial, c’est encore le même scénario qui se joue, chez moi, je suis le mari, le père, le grand-père, le voisin, le gars d’à côté, etc. Ce qui change, c’est la façon dont j’interagis avec chaque personne de mon environnement immédiat. Pour un voisin, je suis le meilleur gars du monde puisque nos relations interpersonnelles sont construites autour des services mutuels qu’on rend l’un l’autre. Pour un autre voisin, je suis le type qui met de la musique de Charles Aznavour trop forte l’après-midi. Pour mon voisin arrière, je suis le gars qui ne prend pas soin de sa haie de cèdre. Tout ça, ce sont des masques volontaires positifs, il s’agit de perception d’une certaine part de ma réalité, pas de toute.

Et puis, il y a les masques volontaires négatifs, ceux qui servent à se cacher, à mentir, à dissimuler un coté sombre en y ajoutant une part de mensonge. Négatifs parce qu’avec les temps, les masques se solidifient et ils ont tendance à vouloir remplacer la vérité.

Il n’est pas rare de voir un imposteur gérer une entreprise, le genre de personne qui réprimande tout un chacun, qui fait des remarques grossières et qui se croit investi d’une mission de vie supérieure à celles des autres.

Lorsqu’un trait de caractère est trop évident, lorsqu’il prend toute la place, tout de suite, il faut se poser une question : « Qui se cache derrière ce masque? »

Qui se cache derrière le masque ? 

Une des plus grands défis modernes est d’être soi, vrai et véritable.

Pour plusieurs, dont moi, découvrir qui se cache derrière les masques de tous les jours est un travail difficile mais nécessaire. Il faut s’en poser des questions pour trouver notre véritable nature, pour comprendre et accepter sa mission de vie personnelle, pour définir ses valeurs, pour mettre en branle ce qu’il faut d’efforts pour réaliser en tant que personne, pas pour faire plaisir aux autres, pas pour être mieux vu, ce serait là encore des masques. Pour savoir qui je suis, j’ai cherché longtemps, puis, tel un éclair j’ai trouvé.

Oser vivre sans masque pour être heureux

Que se passe-t-il lorsque nous enlevons nos masques ?

Nous risquons de paraitre moins fort, moins rusé, moins rapide, moins riche, moins beau, etc. Il se peut que des amis qui ne vous connaissaient que sous les traits différents de la réalité se tassent tranquillement, que vos confrères de travail ne vous reconnaissent plus, qu’on vous boude, qu’on vous pointe du doigt, tout est possible.

Rassurez-vous tout de suite, vivre sans masque n’a rien d’effrayant, c’est même quelque chose de positif.

Vivre sans masque, c’est exprimer son identité, c’est affirmer son « moi profond », pas son identité  sociale.

Alors que porter des masques, c’est s’obliger à faire semblant pour toutes sortes de raisons extérieures, vivre sans masque, c’est être, tout simplement.

S’esclaffer sous les rires d’un enfant, s’émerveiller devant un coucher de soleil, s’attendrir devant un animal blessé, tout cela dénote une grandeur d’âme qui est le reflet d’une personne dont les masques s’effritent.

Vivre sans masque, c’est oser être heureux. C’est se montrer tel que l’on est. Peut-on aimer une personne qui n’est pas ce qu’elle montre d’elle-même ? Cette personne, lorsqu’elle aime, aime-t-elle vraiment ou est-ce un personnage qu’elle joue qui aime ?

Lorsqu’un personne est en relation de couple et qu’elle fait semblant pour acheter la paix, elle porte un masque, elle n’est pas vraie.

Comment est-il possible de faire confiance à une personne qui n’est pas extérieurement qui elle est intérieurement ?

Conclusion 

Depuis que j’ai décidé de vivre sans masque, je ne crains plus d’être démasqué ou qu’on me prenne pour qui je ne suis pas. Je joue cartes sur table, à jeu ouvert si possible. Puisque je n’ai rien à cacher, je suis aimé pour qui je suis et je suis apprécié pour ce que je fais. N’est-ce pas là la clé du bonheur ?

Je termine avec quelques citations qui me semblent à propos :

« Nous sommes si accoutumés à nous déguiser aux autres qu’enfin nous nous déguisons à nous-mêmes » (La Rochefoucauld. Maxime 119).

« L’important ce n’est pas ce qui est écrit sur les papiers d’identité, mais ce qui est dans le cœur » (Henri Troyat).

« Si l’on tolère la burqa, il faut aussi tolérer les cagoules du Ku Klux Klan ». (Article de Philo magazine n° 32 par Catherine Kintzler, professeur à l’Université de Lille.

« On ne peut parler à quelqu’un dont on ne sait pas qui il est, qui se cache derrière son grillage ». (Elisabeth Badinter. « Le soir »  (Belgique) 25.06.09)

Pierre Simard

© Tous droits réservés, juillet 2016

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