Un article qui parle de communication

Les travers de la nouvelle économie et la nécessité de ralentir…

le

En décembre 2015, lorsque j’ai décidé de vraiment prendre le virage technologique et de faire ma place dans la nouvelle économie, je ne m’attendais pas à ce que j’allais vivre intérieurement.

Moi qui m’entendais à faire facilement la promotion de mes compétences d’écrivain et de conférencier et d’orateur expert, j’ai frappé un mur.

L’ancienne économie 

Longtemps, très longtemps même, on jugeait de la valeur d’une personne à ce qu’elle avait accompli de concret et de matériel.

Peu importe qu’on parle de garage, de magasin général, de transport par camion, de résultat dans les ventes ou de réalisation sportive, il était simple de démêler les bons des moins bons et des pas bons.

Une poignée de mains donnée sur l’honneur valait 100 fois mieux qu’un bout de papier signé en secret derrière les portes closes d’un notaire.

Tous les gens d’affaires vous le diront, rien ne valait les relations interpersonnelles basées sur un lien de confiance, lui-même provenant d’une référence, d’un contact personnel, de quelqu’un qui s’était montré satisfait.

Lorsqu’on voulait acheter une camionnette, on allait facilement dans le sens des commentaires des gens qui avait expérimenté telle ou telle marque. Les témoignages concrets étaient de mise. On allait pas acheter telle auto à cause du vendeur ou de l’apparence du garage, mais à cause de la réputation que l’auto s’était taillée dans le coeur des consommateurs.

Et puis avec l’apparition de la télévision couleur, des ordinateurs, des médias sociaux et des experts en marketing capables de cibler la publicité en fonction de l’âge, du sexe, de la race, des goûts, des ambitions et même de la génération dans laquelle les gens ont grandis, les choses se sont mises à changer, une nouvelle manière de voir les choses a fait son apparition.

La nouvelle économie

Premier changement majeur, ce n’est plus un produit qu’on vend, c’est une émotion.

Les penseurs de la nouvelle économie cherchent avant tout à toucher les émotions du public, des gens qui par la magie du marketing ne se sentent plus traités comme des acheteurs potentiels ou des consommateurs mais comme des personnes uniques, différentes et importantes.

Deuxième changement, la carte de visite, qu’on appelait jusque là une carte d’affaires, n’est plus nécessaire qu’en de rares occasions. Avant, pour nous faire connaitre, il fallait multiplier les poignées de main, les brochures, les pamphlets, les rabais, etc. et remettre ses cartes au plus grand nombre de gens possible en sachant très bien qu’un petit nombre de clients allaient se pointer le bout du nez. Pas de publicité papier, pas de clients.

Avec les médias sociaux, ma carte c’est ma vitrine virtuelle sur le monde du web. Plusieurs osent même prétendre que ceux qui n’ont pas pris le virage technologique sont comme des illettrés dans un monde en pleine mutation. Il faut être sur le web si on veut faire des affaires aujourd’hui. Mon client ce n’est plus le gars du village voisin, ce sera entre autres, la femme d’un autre pays qui vient de tomber une publicité partagée à une heure précise, selon un format précis, avec un message soigné, ma cliente ce sera elle, puis une autre et une autre.

Les grands vendeurs de café et les chaines de restauration à succès ne parlent jamais des grains de café, ils montrent monsieur X dans les estrades en train de siroter un café en regardant son enfant performer à son sport préféré. Un judicieux mélange d’amour, de satisfaction, de plaisir, de contentement et de fierté, et comme des moutons qui n’ont pas venir le coup, nous, les consommateurs nous tombons dans le piège et nous achetons cette marque de café en espérant en secret vivre toute cette gamme d’émotion. La nouvelle économie, voilà ce qu’elle vend, du rêve.

Troisième changement, la semante de la conviction que tout t’es possible. Maintenant que nous sommes en ligne et que nous ne sommes pas sensibilités aux ruses commerciales, on nous montre à quel point un tel à réussi dans son domaine, puis comment madame Z a facilement fait carrière et à quel point elle a fait rapidement fortune simplement en tenant son blog. Bien sur, les images percutantes se terminent en nous disant que tout cela nous est accessible aussi, il suffit pour cela de s’inscrire à telle formation, et que malgré les apparences du prix exagérément élevé, il faut aller de l’avant et réaliser ses propres rêves. Un rêve artificiel offert à tous pour que celui qui le lance s’emplisse les poches. Dans l’ancienne économie, ça se serait appelé de la manipulation de masse, quasiment de la fraude, aujourd’hui c’est devenu un phénomène de masse.

Ça va vite, jamais assez vite, ce que les faiseurs de la nouvelle économie veulent – et ils nous le proposent – c’est que nous passions à l’action tout de suite pour que l’opportunité ne nous file pas sous les doigts. Dès que la publicité sort, il faut acheter puisque le spécial de lancement ne durera qu’un temps précis. Et aussitôt qu’un de ces champions a réussi à harnacher un client en lui soutirant son adresse de courriel et un peu d’argent, tout de suite un autre génie du même acabit lui propose un rêve complémentaire et lui faisant miroiter l’importance de poursuivre son rêve, et ainsi de suite.

Dans la nouvelle économie, on peut devenir massothérapeute, conférencier, écrivain, pasteur, hypnologue ou coach de vie, en s’inscrivant sur le web et suivant sa formation ligne. Ça change.

Quatrième changement, malheur à celui ou celle qui ose dénoncer ce nouveau système qui commence à peine à se pointer car les semeurs de rêves sont au travail et aux aguets. Ce qu’il faut c’est consommer et suivre la masse sans questionner. Même s’il n’y a pas si longtemps, nous nous sommes débarrassés des dictatures religieuses pour les mêmes raisons, aujourd’hui ce n’est que le nom qui a changé, la programmation neuro bat son plein… elle est d’ailleurs en vente dans une formation à bon prix puisqu’elle permet elle-aussi de réaliser un rêve, le rêve d’un autre.

Des rêves inventés de toutes pièces.

Questions à répondre intérieurement 

Avant cette nouvelle économie ne prenne toute la place, honnêtement, aviez-vous vraiment pensé à devenir conférencier ? écrivain ? animateur de foule ? coach de vie ? hypnotiseur ?

Est-ce que tout ça est devenu un rêve en vous disant que si eux on réussis que vous aussi vous pourriez réussir ?

La fortune et la célébrité instantané de certaines personnes vous incitent-elles à faire comme eux pour réaliser un rêve ?

Que rêviez-vous de faire une fois adulte ? À qui vouliez-vous ressembler ?

Pourquoi avez-vous changé de rêve pour vous attaquer aux nouveaux rêves artificiels que la nouvelle économie vous propose ?

Pensez-y sérieusement. Voulez-vous réaliser vos rêves ou ceux des autres ?

Le besoin de ralentir

Sans le savoir, j’ai longtemps essayé de réaliser les rêves de mon père, avoir une ceinture noire, avoir une moto et être prêtre.

Incroyable mais vrai, j’avais pris sur moi de réaliser des rêves intéressants, mais mon rêve à moi il était tellement plus simple, je voulais devenir écrivain.

C’est lorsque j’ai pu réaliser tous ses rêves à lui, (sauf prêtre puisque je suis devenu pasteur à la place) qu’à l’âge de 49 ans, j’ai compris que je marchais à coté de mes souliers.

Pourquoi ? Parce que je n’avais pas pris le temps de m’arrêter et de regarder en dedans de moi. J’allais trop vite, j’allais à la vitesse qu’il faut aller lorsqu’on vit dan une société où tout va très vite, trop vite pour prendre le temps de prendre le temps.

Est-ce que ça a changé pour les autres parce que ça a changé pour moi ? Non.

Alors que les foules courent et dépensent des fortunes pour voir des spectacles de chanteurs (es) vedettes, et que d’autres emplissent à craquer des stades pour un match sportif, je n’ai jamais eu d’intérêt pour les activités de masse, j’avais des rêves à réaliser, ceux que je croyais les miens.

Et vous ? Quel rêve voulez-vous réaliser, le vôtre ou le leur ?

Pour en être certain, au lieu de vos éparpiller de gauche à droite et de courir contre le vent, prenez une pause, allez passer un weekend dans un spa, évadez-vous en forêt ou partez à la pêche quelques jours sans votre téléphone intelligent, descendez une rivière en canot pou rune excursion de quelques jours, apprenez la médiation et pratiquez quotidiennement.

Comme vous pourriez le faire avec une loupe pour concerner les rayons du soleil, fixez votre attention sur votre désir profond et demandez-vous « pourquoi ». Pourquoi ça ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi comme ça ? Pourquoi avec eux ? Pourquoi ???

Si vous ne prenez pas le temps de ralentir pour fair elle point et partir droit, vous êtes condamné, comme je l’ai été, à vous casser le nez contre une réalité qui ne colle pas à votre rêve à vous.

Le plus choquant, c’est que lorsque vous vous en rendrez compte, vous aurez gaspillé 1 ou 2 ans de votre vie, votre argent sera rendu dans d’autres poches que les vôtres et vous ne saurez plus à qui ou à quoi il faut se fier.

Est-ce que je peux vous aider ? 

Je ne suis pas un psychologue et je ne prétends pas l’être.

Je suis quelqu’un qui a du vécu, un homme qui a compris que la vie est un grand jeu et pour y gagner il faut jouer avec les cartes qu’on a, pas avec celles des autres, car ils ont des cartes primées dans leurs manches.

Maitre en art martial (6e dan en jiujitsu), théologien (UQAC) et éthicien(UdM) de formation universitaire, père d’une grande famille et impliqué socialement, je cumule les réussites et les diplômes, mais ma plus grande réussite est celle de pouvoir aider les gens à être mieux dans leur peau, plus surs d’eux-mêmes, plus efficaces et plus heureux.

Si vous croyez que je peux vous aider, ou aider quelqu’un que vous connaissez, dans l’atteinte de vos objectifs et de vos rêves, contactez-moi, nous verrons ensemble comment je pourrai mettre mes compétences, mes connaissances et mon expérience à votre service.

© Pierre Simard

Inscrivez votre nom et votre courriel et recevez gratuitement la version pdf de mon livre : 35 trucs essentiels pour gouter au bonheur
Join over 3.000 visitors who are receiving our newsletter and learn how to optimize your blog for search engines, find free traffic, and monetize your website.
We hate spam. Your email address will not be sold or shared with anyone else.

Les gens qui ont aimé cet article ont aussi aimé ceux-ci


Fatal error: Call to undefined function commentaires_open() in /home/monsieurfable/public_html/wp-content/themes/osage/comments.php on line 44