un article qui parle de la connaissance de soi

Le besoin de reconnaissance, un puits sans fond

le

J’ai compris que…

Il en faut du recul pour regarder avec un certain détachement son propre parcours de vie et en tirer des conclusions qui sont pourtant des évidences aux yeux des autres.

Dans mon cas, j’ai découvert un puits sans fond, le besoin de reconnaissance doublé d’un TDAH, non diagnostiqué dans mon cas (Trouble de Déficit d’Attention avec Hyperactivité). Un cocktail gagnant pour multiplier les défis, pour additionner les diplômes et pour se réjouir de multiples réussites tout en gardant au fond du coeur un sentiment complexe de nostalgie d’avoir réalisé quelque chose d’essentiel et d’être pourtant passé à coté de quelque chose d’important. Ça vous est arrivé ?

Des défis à la chaine

Pour toutes sortes de raisons familiales, je ne recevais pas l’attention que j’avais besoin pour trouver un juste équilibre au niveau de mon estime de moi, alors très tôt j’ai appris que si je voulais être aimé et apprécié, je devais performer dans une discipline, quelqu’elle soit.

Sans avoir la moindre idée de la route que la route sur laquelle je m’engageais allait comprendre de multiples détours, je me suis engagé à fond de train, chaque fois, une fois mes accomplissements soulignés et après avoir reçu un bonne dose d’admiration, de félicitation, d’éloges et de compliments, je repartais pour un autre défi.

Fraichement déménagé au Lac St-Jean à l’âge de 14 ans, beau temps mauvais temps, presque chaque samedi je m’amusais à faire le tour du lac à vélo, une balade de 256 kilomètres sur un vieux vélo à 3 vitesses qui durait entre 10 et 12 heures, le bonheur quoi !

L’escalade à la course des 1700 marches des chutes du village fantôme de Val-Jalbert, le retour par les chemins de broussailles au pas de course, puis, lorsque je n’avais pas encore eu ma dose d’adrénaline, je remontais par la sentier pédestre de l’autre coté de la chute. Ce n’était pas sans me rappeler me plus jeunes années où je gravissais les parois abrupte menant du bord du Fleuve St-Laurent jusqu’à l’Aquarium de Québec en m’accrochant aux arbustes pour ne pas me retrouver en bas en morceaux, et puis ces fois où j’escaladais les parois verticales, hautes de 35 mètres, des Chutes-de-la-Chaudière, à Charny, aujourd’hui annexé à la Lévis. Ai-je manqué ma vocation d’alpiniste ? Peut-être, mais comme je n’étais pas habité par un esprit d’ambition mais de réalisation dans l’action, relever un défi personnel m’apportait ce dont j’avais besoin pour me sentir vivant et important.

L’aventure sans fin 

La vie m’a apporté tellement d’occasions et d’opportunités de me dépasser, de me réaliser et d’être reconnu, j’en suis reconnaissant et en même temps, je regarde ce qui se passe encore aujourd’hui dans ma vie, et force est de constater que rien n’a vraiment changé, sinon le nom et le degré d’intensité des défis qui se présentent encore.

Malgré que l’intérêt y soit encore, ce ne sont plus les compétitions de tir à la carabine, les bonspiels de curling, les longues excursions en canot camping, les ceintures noires en taekwondo et en jiujitsu que je me suis méritées après plus de 30 ans de pratique et d’enseignement ou l’enseignement du tai-chi, qui m’attirent, ce ne sont plus les entreprises que j’ai mises sur pied en ébénisterie, en massothérapie, en éthique et déontologie qui me procurent de la nostalgie, ou encore les postes de gestionnaire, de chargé de projet, de directeur de succursale, de chargé de cours universitaire ou d’enseignant au secondaire, que j’ai occupés, et toutes les langues que j’ai apprises au fil des années et parlées à divers degrés, non, ce qui m’habite encore, c’est ce besoin de continuer de marcher sur la route surlaquelle je marche encore, une route qui me procure ce dont j’ai le plus besoin, le besoin de reconnaissance, pas celle des autres, mais la mienne. Je n’ai rien à prouver à personne et je ne mets aucun effort à le faire, je sais ce que je vaux et je veux aller encore plus loin, pas juste repasser 100 fois sur le même sentier.

Aimeriez-vous refaire 100 fois de suite le même puzzle ? Moi non. Demain ne sera pas comme hier. Alors que certains courant après la sécurité, la routine, l’habitude, la répétition, moi je m’en éloigne comme si c’était du poison vif, comme si je me sauvais d’un feu de broussailles qui brule tout au passage, incluant les rêves, les désirs et la possibilité d’être qui je suis.

Le choix de la résistance

J’ai beau faire des efforts pour me conformer aux normes attendues, j’y arrive mais à quel prix.

Toutefois, je n’aime pas l’idée de devoir acheter telle marque de matelas, tel réfrigérateur, telle marque d’automobile, de voyager dans tel pays, de porter telle marque de vêtement, de manger tel repas dans tel restaurant, d’assister à tel spectacle, d’acheter tel outil, de devoir faire ceci et cela, alors qu’on sait tous très bien que c’est du conditionnement voulu et programmé par les faiseurs de monde, par ceux et celles qui tirent sur les ficelles pour standardiser les habitudes de consommation, et par la, mieux contrôler ce à quoi on pense et ce à quoi on aspire.

Devenu Monsieur Fable et écrivain de fables par une suite de rencontres, c’est parce que mon éditeur m’a laissé tombé en cours de route que je suis devenu éditeur en mettant sur pied Les Éditions Résilience pour éditer mes autres livres, puis à force de prononcer des discours et des conférences je suis devenu Le Conférencier du Bonheur, une compétence d’orateur à l’origine de mon tout nouveau défi Orateur Expert, une organisation vouée à tous les aspects de la prise de parole en public, formation, coaching, analyse de performance, etc.

Pourquoi et comment choisir ?

La plus grande difficulté que je rencontre, et peut-être la vivez-vous aussi, c’est de devoir choisir, mais comment choisir entre 10 passions lorsqu’elles se présentent comme un cadeau ?

Il faudrait, pour suivre les règles de la nouvelle économie, cette manière de tout considérer comme des relations anonymes pouvant rapporter de l’argent, performer dans une discipline au détriment des autres. Je devrais, selon les bien pensants, que je fonce à plein régime soit avec Monsieur Fable, soit en tant que Le Conférencier du Bonheur, soit en tant que Orateur Expert, ou encore comme éditeur de Les Éditions Résilience. Un choix impossible. Même si ça ne semble pas évident au premier regard, tous ces projets sont interalliés. Chacun couvre une facette de ma personnalité et mon besoin d’être reconnu.

Plus j’écris, plus je grandis. Plus je prends la parole devant des publics de tous les âges, plus je me sens vivant et plus je suis convaincu que je peux apporter beaucoup en tant que gardien d’une certaine sagesse que je transmets volontiers dans mes fables. Plus j’écris et plus je prends la parole, plus j’améliore et je perfectionne le noble art de prendre la parole en public efficacement et avec plaisir, et lorsque je vois pousser autour de moi des gens pressés de prendre le micro, et d’autres qui le font déjà, et que je constate le travail à faire, ne pas y aller me semble impossible, je dois faire ma part, pas pour être reconnu, mais pour répondre à ce besoin intérieur que j’ai d’être utile à quelqu’un quelque part.

Même si ça vous faisait plaisir, je n’irai pas pas faire la pelouse chez vous, je n’irai pas nettoyer votre cour arrière, pas plus je n’irai soigner les poissons dans votre bassin d’eau, même si ça vous rendait service et même si je recevais une bonne dose d’amour et de reconnaissance en échange, non, je suis ailleurs. Sans que ce soit véritablement un combat qui récompense le gagnant, je lutte pour le bien et contre le mal, pour l’amour et le bonheur, et contre la bêtise humaine, je suis attaché au coeur, pas aux choses.

Besoin d’un coup de pouce ?

Pour certains je suis considéré comme un facilitateur, un guide, un conseiller, un coach ou un mentor, pour d’autres, à cause de mes fables, je suis vu comme un gardien de la morale, d’autres encore disent de moi que ma principale qualité est d’être présent, quoiqu’il en soit, je ne prétends qu’une seule chose, je suis moi.

Malgré les difficultés de la vie, je ne voudrais être à aucune autre place qu’à la mienne, je compte de nombreuses réalisations et les mots échec, abandonner, renoncer et perdre ne font pas partie de mon vocabulaire. Lorsque je m’engage, ce n’est pas pour les autres, mais pour moi.

Ce n’est pas de la reconnaissance des autres que j’ai besoin, mais de sentir que les yeux qui me regardent chaque matin dans le miroir de la salle de bain, sont fiers de qui je suis.

Peu importe votre difficulté, si vous croyez que je peux vous aider à atteindre votre objectif, entrez en contact avec moi, nous verrons comment je peux vous aider.

(c)  Pierre Simard

Inscrivez votre nom et votre courriel et recevez gratuitement la version pdf de mon livre : 35 trucs essentiels pour gouter au bonheur
Join over 3.000 visitors who are receiving our newsletter and learn how to optimize your blog for search engines, find free traffic, and monetize your website.
We hate spam. Your email address will not be sold or shared with anyone else.

Les gens qui ont aimé cet article ont aussi aimé ceux-ci


Fatal error: Call to undefined function commentaires_open() in /home/monsieurfable/public_html/wp-content/themes/osage/comments.php on line 44